Category: Marketing

Laiterie Chagnon – Premiers pas vers l’exportation – La Presse Affaires

  • 25 juillet 2011
  • La Presse
  • STÉPHANE CHAMPAGNE COLLABORATION SPÉCIALE

Premiers pas vers l’exportation

La Laiterie Chagnon est l’une des quatre dernières laiteries familiales au Québec, ce qui est un exploit en soi. L’ent repr ise de Waterloo s’apprête à réaliser ses premières ventes hors du Québec grâce à un produit de niche qu’elle souhaite faire breveter. Voilà qui devient encore plus intéressant.

PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE Denis Chagnon, président de la Laiterie Chagnon. L’entreprise deWaterloo se lance dans l’exportation du beurre clarifié.La PME de 40 employés a créé un beurre clarifié, c’est-àdire un beurre dont le point de fumée est plus élevé. Autrement dit, un corps gras qui ne brûle pas en dessous de 485 degrés Fahrenheit. « C’est le meilleur ingrédient pour faire saisir de la viande ou des palourdes » , indique Denis Chagnon, qui s’attend à augmenter son chiffre d’affaires de 10% à 15% grâce à cette innovation.

C’est en prenant des initiatives et en misant sur des produits transformés que l’entreprise, fondée il y a 50 ans, réussit à tirer son épingle du jeu. Le lait de consommation représente encore 80% du volume d’affaires de la Laiterie Chagnon. Or, comme il est impossible de se battre contre des géants comme les Natrel et autres Parmalat de ce monde, la PME de Waterloo, dans les Cantons-de-l’Est, se démène pour faire sa place.

Outre son beurre clarifié, la Laiterie Chagnon est reconnue pour sa crème glacée, un produit haut de gamme fabriqué avec de la crème fraîche. Ces jours-ci, la PME lance justement cinq nouvelles saveurs de crème glacée. Et elle tente pour la première fois une incursion dans le yogourt glacé, avec trois saveurs.

Le beurre clarifié de l’entreprise a entièrement été conçu à Waterloo, mais en collaboration avec Les Académies culinaires de Montréal. Le nouveau produit sera d’ailleurs offert, sous la marque Les Grands Chefs, dans les supermarchés des bannières Metro et Sobeys dès cet automne. La laiterie québécoise crée le produit et Les Académies culinaires s’occupent de son marketing et de sa distribution.

Or, c’est là que les choses deviennent intéressantes pour Denis Chagnon, copropriétaire avec son frère Luc. « Les grandes chaînes sont à la recherche d’homogénéité. Si le produit fonctionne bien au Québec, il n’y a pas de raisons pour qu’il ne soit pas offert ailleurs au Canada » , explique Denis Chagnon.

L’autre bonne nouvelle, ajoute-t-il du même souffle, c’est que le secteur HRI ( hôtel, restaurant et institution) est à la recherche d’un produit comme le beurre clarifié. La Laiterie Chagnon vient de signer une entente avec le distributeur pancanadien GFS, également connu sous le vocable Service alimentaire Gordon.

Selon Denis Chagnon, le beurre clarifié est très apprécié des cuisiniers. Mais le préparer soi-même nécessite beaucoup de temps. Et bien souvent, le produit est difficilement « malléable » . Bref, il est aussi dur que de la roche. « Notre produit leur revient moins cher que s’ils le préparaient eux-mêmes. Et nous avonsmis au point une technique de production qui nous permet de faire un beurre avec lequel il est plus facile de travailler. On a même trouvé une façon d’ajouter des saveurs au beurre. On est en instance de brevet sur la façon de le fouetter et de l’assaisonner » , dit Denis Chagnon.

Au cours des dernières années, les revenus de la laiterie ont été au beau fixe. Pas de hausse ni de baisse trop marquée. Le chiffre d’affaires de la PME se situe actuellement entre 10 et 15 millions de dollars. « On est mûrs pour un petit saut vers le haut. On a beaucoup souffert de la guerre entre les joueurs les plus importants. Quand ils se battent pour de l’espace tablette, ce sont les petits comme nous qui en souffrent » , confie Denis Chagnon, qui rêve de voir sa crème glacée pénétrer le marché américain.

Entre-temps, son entreprise est sur le point d’être accréditée par le gouvernement fédéral, ce qui lui donnera le droit d’exporter à l’extérieur du Québec. Dans la foulée, une thermopompe et un nouveau système de lavage seront mis en place dans les installations de l’entreprise waterloise. La Laiterie Chagnon vient à cet effet de recevoir un prêt remboursable de 150 000$ de Développement économique Canada.

Enfin, l’autre façon de survivre dans un monde de géants passe par l’économie d’énergie. La Laiterie Chagnon termine la troisième phase d’installation sur son toit de capteurs solaires paraboliques. Ceux-ci couvriront bientôt 400 pieds carrés. C’est Mathieu Chagnon, neveu du président de la laiterie, qui est responsable du projet. But de l’opération: réduire de 70% la consommation de gaz naturel, laquelle coûte actuellement entre 100 000$ et 120 000$ par année.

Comment mettre en place un plan marketing pour l’exportation? – PAJE – Portail d’affaires des jeunes entrepreneurs

Comment mettre en place un plan marketing pour l’exportation?

Le plan marketing exportation : le moyen de rejoindre une nouvelle clientèle.

Vous avez ciblé un marché, vous l’avez analysé et vous connaissez ses caractéristiques. Vous pouvez alors mettre en place une stratégie, en fonction de vos objectifs et des moyens à votre disposition.

Le plan marketing exportation est la synthèse de vos objectifs et de votre stratégie exportation. C’est à la fois un plan directeur et un outil de contrôle et de suivi de votre progression. Il doit être concis et bien structuré afin d’être un outil de travail vous permettant de vous concentrer sur les actions à entreprendre. Actions que vous pouvez ainsi revoir régulièrement, à la lueur des changements survenus dans vos marchés cibles.

Un plan marketing pour l’exportation

Vous désirez vendre à une clientèle étrangère ? Il vous faut monter un plan marketing. Votre plan de marketing à l’exportation répond aux questions suivantes :

Quelle est la nature de votre marché cible?

  • Taille du marché, ses caractéristiques, les tendances de croissance, les forces et faiblesses de vos concurrents, le profil du client type, etc. (Données provenant de l’étude de marché)
  • Les caractéristiques du client cible, ses besoins, ses habitudes de consommation et ce qui oriente ses achats

Quels sont vos objectifs?

  • Part de marché, profits, positionnement et structure organisationnelle

Quelle est votre stratégie de marketing ?

  • Quels sont les produits ou services que vous allez commercialiser?  Comment se démarquent-ils des concurrents?
  • Comment déterminer le prix à l’exportation? Comment se positionner par rapport aux concurrents?
  • Où commercialiser le produit ou service? Comment organiser la distribution?
  • Avec qui?
  • Quel segment de marché sera ciblé? Sera-t-il rentable dans un proche avenir ou à moyen terme?
  • Quel type de promotion allez-vous faire?
  • Quel sont vos besoins financiers pour réaliser votre stratégie marketing?
  • Quelles sont les étapes de réalisation?

Comment calculer le prix à l’exportation ?

Pour établir votre prix à l’exportation, vous devez considérer trois facteurs :

1. Quels sont vos frais généraux reliés à l’exportation, vos coûts de recherche et de développement, de préparation à l’exportation (études de marché, voyage, traduction, etc.), de production, d’expédition et le pourcentage de profit désiré?

2. Combien le marché est-il prêt à payer pour votre produit ou service? (différence de revenu entre pays)

3. Quels sont les prix de vos concurrents et comment désirez-vous vous positionner par rapport à eux?

Quelle stratégie de prix choisir?

La première étape est de déterminer vos coûts liés à la vente à l’exportation en fonction de l’importance de votre marché local.

  1. Si votre marché local représente votre production majeure : prenez en compte uniquement les coûts qui sont directement rattachés à l’activité exportation. Les frais généraux sont déjà pris en compte par le marché local.
  2. Si votre principal marché est à l’exportation : tous les frais fixes et les frais variables liés à l’exportation doivent être pris en compte.

La deuxième étape consiste à choisir une stratégie en fonction des exigences du marché. Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • prix à partir des coûts + un % de profit
  • prix fixe pour tous les clients
  • prix flexible selon le type de client
  • prix réduit pour pénétrer le marché
  • prix d’écrémage du marché (clients ayant les moyens)

Lien vers la Fiche d’établissement des coût d’exportations (Centre de service aux entreprises du Canada)

Quelle est votre stratégie de distribution à l’exportation ?

Bien connaître les circuits de distribution : la base de votre stratégie

Vous devez, en premier lieu, trouver les réponses à ces questions :

  • Qui fait quoi ? (fabricants, grossistes, détaillants, agents)
  • Quelles sont les habitudes d’achat ? (directe, par un distributeur ou uniquement par une compagnie locale, par commerce électronique, etc.)
  • Qui sont les intermédiaires qui contrôlent la distribution des mêmes produits ou services ?
  • Quelles sont les pratiques commerciales ?
    • modes de paiement
    • commissions versées
    • délais de paiement
    • marges bénéficiaires ;
    • participation aux frais de showroom ou de publicité
  • Quels sont les délais de livraison acceptables ?
  • Quels sont les besoins de services à la clientèle ?

Le choix de la stratégie de distribution

Votre stratégie va dépendre de votre niveau de connaissance du marché et de votre volonté d’engagement.

Par exemple, moins vous avez de connaissance des règles du marché, de qui fait quoi, d’où trouver le client et de comment le rejoindre, plus vous devez vous référer à un agent ou une maison de commerce pour faire la vente à votre place.

Cela va dépendre également de votre capacité financière et de votre volonté d’engagement dans le marché cible. Par exemple, si vous avez peu de moyens, vous devez passer par un distributeur qui va acheter votre marchandise et qui de son côté va la vendre, avec une marge de profit, à son réseau de clients. Vous avez moins de contrôle sur votre produit, moins de marge bénéficiaire, mais vous n’avez pas à supporter une équipe de vente et à assurer le service après-vente.
Par contre, d’un autre côté, si vous voulez avoir plus de contrôle et si vous désirez vous engager plus sérieusement dans le marché, vous pouvez faire une entente de partenariat ou vous associer avec un fabricant de la région.

Quelle est votre stratégie de promotion à l’exportation?

Pour vendre, il faut que les acheteurs sachent que l’on existe et que l’on puisse répondre à leurs besoins. Comme pour le marché local, vous avez le choix dans les stratégies et les moyens : Publicité (journaux, revues spécialisées, télévision, radio, etc.) :

  • matériel promotionnel : dépliant, brochure, carte de visite
  • foires commerciales
  • réseautage et contact personnel
  • campagne promotionnelle
  • site Web

Attention, il est souvent difficile d’évaluer les véritables retombées d’une publicité dans votre propre marché. Cela risque d’être encore plus incertain dans un marché étranger.

Le choix d’un agent manufacturier

C’est une étape importante dans votre stratégie de distribution. Un bon agent pourra, entre autres, vous aider dans votre étude de marché, dans l’amélioration du produit ou du service, sur le mode de financement et sur le transport. Cependant, il est souvent difficile de trouver la perle rare du premier coup et sans y laisser des plumes. Un mauvais choix et une mauvaise entente de départ peuvent se révéler catastrophiques.

Quelques conseils utiles :

  • il existe des formations données par le MIC et le WTC sur « Comment tirer le maximum d’un agent manufacturier ? »
  • demandez l’aide d’un avocat pour rédigez votre contrat avec l’agent, considérez ces frais comme comme un investissement
  • évaluez bien vos besoins et vos objectifs de vente
  • contactez les délégations du Québec, les consulats canadiens, les associations sectorielles, les chambres de commerces, il ont des listes de références et ils pourront certainement vous suggérez des noms
  • n’oubliez pas de demander des contacts à vos clients et partenaires, ils font peut-être déjà affaire avec un bon agent

Le choix d’une stratégie sans se ruiner
En tant que jeune entrepreneur, vous n’avez pas tous les moyens d’engager un budget pour faire de la publicité à la télévision et dans plusieurs journaux. Apprenez donc à maximiser les outils qui sont à votre disposition. De plus, il est parfois possible d’obtenir des aides financières.

Les foires commerciales, lorsqu’elles sont bien ciblées, sont un excellent moyen de rencontrer des preneurs d’ordres et de vérifier ce que fait la concurrence. Mais attention, une foire se prépare longtemps à l’avance.

Les missions commerciales organisées par les gouvernements fédéral et provincial, les associations sectorielles, les chambres de commerce. Des rendez-vous sont souvent fixés à l’avance avec des entreprises du même secteur que le vôtre. Idéalement, choisissez une mission qui touche spécifiquement votre secteur d’activité.

Les délégués commerciaux en poste dans les consulats canadiens et les maisons du Québec sont des références qu’il faut connaître. Ils ont une bonne connaissance de leur marché et peuvent vous mettre en relation avec certaines compagnies qu’ils connaissent.

Évidemment, le site Web reste un outil incontournable. Il permet, à peu de frais de se faire connaître par un bon nombre de clients, mais cela à condition d’avoir une stratégie active (référencement, contact direct invitant les acheteurs à venir voir le produit ou le service et ses applications).

Auteur : O. About

http://www.paje.ca/cmsDefault.aspx?ln=fr&tabindex=365&tabid=364&parentid=175

Shape WLB – L’innovation par le design… La Presse Affaires

* 23 août 2010
* La Presse Affaires
* STÉPHANE CHAMPAGNE
* COLLABORATION SPÉCIALE

Un acteur mondial dans le milieu du cinéma

«Bernard Landry avait accepté que nous le suivions pendant sa campagne électorale pourvu qu’on ne prenne pas trop de place. Jean-Claude travaillait donc avec un petit format de caméra, qui demeurait néanmoins difficile à manipuler pendant de longues heures. Il m’a demandé de lui fabriquer quelque chose pour remédier à la situation.» — Mylène Girard, de Shape WLB

En 2003, à la demande du documentariste Jean-Claude Labrecque, le couple Mylène Girard et Charles Vallières a fabriqué dans son sous-sol un prototype de support à caméra composé notamment de morceaux de plomberie. Aujourd’hui, leur entreprise Shape WLB vend son matériel cinématographique haut de gamme aux quatre coins de la planète. Les deux jeunes entrepreneurs ont su profiter des réseaux sociaux pour faire mousser leur PME et, sous des allures un peu bohèmes, sont devenus de redoutables gens d’affaires.


PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE

Mylène Girard et Charles Vallières ont fondé Shape WLB il y a quelques années. Le fabricant de matériel cinématographique compte six lignes de produits, dont la vedette demeure le support-épaule pour caméras.

En à peine quelques années, l’entreprise de Saint-Hubert est devenue un joueur mondial. Pas tant par la quantité de produits vendus sous la marque Shape, mais davantage par le nombre d’endroits différents où elle a fait sa marque. «Via notre site web, nous recevons des demandes de partout. Je pense qu’il n’y a qu’en Afrique Centrale où on ne s’est pas encore intéressé à nous», explique Mylène Girard.

Shape WLB se présente comme un fabricant de matériel cinématographique. La PME de 10 employés compte six lignes de produits, dont la vedette demeure le support-épaule pour caméras. L’entreprise fabrique également des supports à ventouse (qu’on peut installer n’importe où), de même que des chariots et des rails utilisés dans les travellings.

L’entreprise compte des distributeurs partout au Canada, mais également en Europe et jusqu’en Israël. La PME multiplie les ententes de distribution. Surtout depuis sa participation à la foire commerciale NAB de Las Vegas le printemps dernier. Ses ventes en Asie et ailleurs sur le globe sont effectuées par le biais de son site transactionnel. Au cours des prochaines semaines, Shape fera son entrée chez B&H de New York, sans doute le plus gros magasin de matériel photographique au monde.

Depuis 2007, année où Mylène Girard et son amoureux Charles Vallières ont fondé l’entreprise, le chiffre d’affaires de Shape WLB (que Mme Girard préfère taire) a été multiplié par 30. Et d’ici la fin de l’année, les deux actionnaires de la PME prévoient à nouveau doubler leurs ventes.

Vive les 35 mm!

Parfois, en affaires, le hasard fait bien les choses. La venue sur le marché d’appareils photos numériques réflexes (ou SLR), qui permettent de faire de la vidéo HD, a été une bénédiction pour la marque Shape. «Ça génère aujourd’hui 85% de notre chiffre d’affaires », dit Charles Vallières. tranchant. C’est pourquoi tous les jours, nous faisons le tour du web afin de voir ce qui se dit sur nous et on rectifie les informations quand c’est nécessaire », explique M. Vallières.

Shape a dû entre autres intervenir quand des inter-

Tous les deux âgés de 35 ans, Mylène Girard et Charles Vallières ont bossé une quinzaine d’années sur les plateaux de tournage. Elle, comme assistante à la caméra; lui, affecté à la construction de décor. En 2003, alors qu’elle travaillait aux côtés de

Mais il n’y a pas que les 35 mm qui ont aidé Shape à devenir une marque internationale. L’internet et les réseaux sociaux y ont contribué. « Au début, on vendait chacun de nos prototypes sur eBay afin de financer la fabrication d’autres produits. On est également devenus très actifs sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. On s’est toutefois rendu compte que l’internet peut être une arme à double nautes se sont interrogés sur le prix des produits de la PME. «Nous sommes presque 30% moins chers que nos concurrents – principalement des Américains. Et pour certains, cela laissait présager des produits de moins bonne qualité. Ce qui est tout à fait le contraire. Nous offrons un produit niché haut de gamme. Nous avons même fait breveter certaines de nos composantes», affirme, non sans fierté, Charles Vallières. Jean-Claude Labrecque sur le tournage du documentaire À hauteur d’homme, Mylène Girard a été invitée à littéralement inventer un support à caméra.

« Bernard Landry avait accepté que nous le suivions pendant sa campagne électorale pourvu qu’on ne prenne pas trop de place. Jea n-Claude travaillait donc avec un petit format de caméra, qui demeurait néanmoins difficile à manipuler pendant de longues heures. Il m’a demandé de lui fabriquer quelque chose pour remédier à la situation », relate Mylène Girard qui venait tout juste de faire la connaissance de Charles Vallières à l’époque.

Le couple a donc livré un prototype de ce qui allait faire sa gloire. D’autres commandes ont aussitôt suivi de l’ONF, ainsi que d’une flopée de maisons de production. Tout en améliorant leur art, les deux amoureux ont fondé une famille. Ils ont eu trois enfants coup sur coup. D’ailleurs, le «WLB» dans la raison sociale de la PME signifie littéralement William, Léa et Bianca, le prénom des trois enfants du couple d’entrepreneurs.

« On a écrit notre plan d’affaires durant nos congés parentaux. Le fait d’être pigistes nous a également permis de fonder l’entreprise tranquillement. À tour de rôle, nous acceptions des contrats. Pendant que Mylène travaillait, je restais à la maison avec les enfants. Et vice-versa », dit Charles Vallières.

La valeur du “made in Canada” – Magazine 20/20 en Anglais

La dernière version du magazine 20/20 des Manufacturiers exportateurs du Canada – comporte plusieurs articles très intéressants sur la valeur du “made in Canada” et ce que cela évoque dans le nouveau contexte économique

July / August 2010 issue
Canadian Manufacturers & Exporters:
Manufacturing a made in Canada success story

In this issue:

The new generation of Made in Canada
Manufacturing is note solely about assembly lines; it includes design, marketing and service. Our perception of “Made in Canada” must keep up iwth the changing nature of industry. 20/20 defines the next generation of “Made in Canada”.

Jon Montgomery: Manufacturing Canadian Pride
Jon Montgomery may have won fold at the Vancouver Olypics, but it was his passion  and Canadian pride that made him own the podium. Read how CME member Standen’s helped to make this Canadian success story.

New labelling rules jeopardize our brand
When people see “Made in Canada” they expect quality and excellence. D’Arcy Jenish speaks with industry experts to discover how the new labelling requirements give Canadian manufacturers an unfair advantage here at home.

Le marketing à l’ère Twitter

Grâce à Twitter, l'ancienne députée adéquiste Catherine  Morissette... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

Marie-Josée Nantel
Le Soleil

(Québec) Après sa défaite dans la circonscription de Charlesbourg, la députée adéquiste Catherine Morissette est retournée à ses premières amours, le droit. En octobre dernier, elle s’est inscrite sur le site de microblogage Twitter, sous les conseils du plus influent utilisateur de Québec, Nicolas Roberge. Depuis, près de 1000 personnes se sont abonnées à ses tweets, un réseau social virtuel qui a lui permis de développer 40% de sa clientèle.

«C’est du bouche-à-oreille d’une rapidité incroyable, surtout pour une jeune avocate comme moi. Quelqu’un qui connaît quelqu’un me recommande quasi instantanément», a-t-elle expliqué au Soleil.

Depuis sa création en 2006, Twitter ne cesse de gagner des adeptes auprès des vedettes et du grand public. En 140 caractères, il leur permet d’exprimer leurs opinions et de diffuser des contenus qui les intéressent, des tweets. Utilisé d’abord à des fins personnelles, ce site de microblogage se révèle toutefois de plus en plus comme un outil de marketing puissant pour développer sa clientèle d’affaires.

Par exemple, les contenus que diffuse Mme Morissette, surtout des informations juridiques, indiquent à ses futurs clients son champ d’expertise, soit le droit des affaires, corporatif et civil. «Ça devient presque un CV», illustre-t-elle.

D’ailleurs, elle croit tellement à l’efficacité et à la pérennité de l’outil qu’elle a inscrit son adresse Twitter sur sa carte professionnelle, tout comme Patrick Goulet. Rédacteur pour le Web, l’imprimé et la radio, ce travailleur autonome de Québec utilise Twitter professionnellement depuis plus d’un an. Jusqu’ici, il n’a obtenu qu’un contrat grâce à ce réseau, mais il considère son utilisation comme un investissement à moyen et long terme. Twitter lui permet de joindre beaucoup plus facilement ses futurs employeurs.

«Pour l’instant, je ne fais pas mon chiffre d’affaires avec Twitter, mais je suis très optimiste. Ça me donne une très bonne visibilité auprès des agences de création qui ont un compte Twitter. Je les suis, puis elles me suivent à leur tour. C’est souvent le seul moyen de les joindre. Autrement, je tombe dans des boîtes vocales», mentionne-t-il.

Nicolas Roberge, lui, a toutes les raisons de croire au potentiel d’affaires de Twitter. Plus de 3000 abonnés suivent ses tweets. Président d’Ovologic, une entreprise de services-conseils d’infonuagique, il évalue que plus de 50% de sa clientèle vient de Twitter. Selon lui, cet outil est idéal pour cibler la bonne clientèle.

«Par des moyens traditionnels, je perdrais beaucoup de temps parce que j’offre des services très nichés. Mes clients sont là, sur le Web et sur Twitter, un réseau public et accessible par cellulaire, iPhone, BlackBerry, etc.», apprécie-t-il.

Utile aussi aux restos et aux hôtels

Idéal pour les travailleurs autonomes en communication, Twitter profite aussi beaucoup aux PME en tout genre, selon M. Roberge. «Pour attirer des nouveaux clients, certains hôtels offrent des nuitées à prix réduits quand ils voient des touristes poser des questions sur la prochaine ville qu’ils vont visiter», a-t-il observé. Les restaurants aussi emploieraient la même technique.

Les organismes culturels, com-me le Musée de la civilisation de Québec, bénéficient aussi de l’efficacité de cette vitrine, sur Twitter depuis l’automne dernier.

«C’est une bonne façon de tenir les gens au courant de nos activités, mais ça nous permet aussi de connaître nos faux pas et nos bons coups instantanément grâce aux commentaires des visiteurs. On peut se réajuster très rapidement», vante Marie-Claude Mailhiot, l’édimestre responsable du compte Twitter du Musée. «Ça devient un livre de commentaires virtuels très efficace pour nous et ça nous permet d’interagir directement avec nos abonnés», ajoute-t-elle.

S’abonner au bulletin de la CCI

ChargementChargement


Activités: Ateliers/Conférences/Bulletins

La CCI en collaboration avec différents partenaires vous proposera diverses activités de formation et de réseautage liées aux problématiques de l’entrepreneurship et au monde industriel.


CITIG

Le Centre d’innovation et de Technologies Industrielles de Granby (CITIG) est un incubateur industriel pour entreprises en amorçage. L’amélioration de la compétitivité globale de Granby et la région est au centre de son action.Le projet est issu d’une volonté du milieu de développer activement son économie.