21 juin 2011
La Voix de l’Est
2010, une année « exceptionnelle »
Mais la dette de Granby continue à grimper
GRANBY — Granby a connu une période de grande effervescence en 2010. À preuve, la Ville a dégagé un surplus d’exercice record de 8,8 millions $. Près de la moitié de cette somme a toutefois été engagée dans différents travaux depuis le début de l’année, de sorte que le surplus libre est de 4,7 millions $. Ces résultats s’expliquent par un essor économique important en 2010, a précisé le directeur des finances, Jean-Pierre Renaud.
Le rapport financier de la Ville de Granby dévoilé hier, en assemblée publique, fait état d’un surplus d’exercice record de 8,8 millions $. Près de la moitié de cette somme a toutefois été engagée dans différents travaux depuis le début de l’année, de sorte que le surplus libre est de 4,7 millions $.
En contrepartie, la dette à long terme de la Ville payable par l’ensemble des citoyens est en augmentation. Elle s’est établie à 37,1 millions $ au 31 décembre 2010. À la fin de 2011, elle devrait atteindre 59 millions $, a également noté M. Renaud. L’augmentation de 22 millions $ représente la valeur des travaux inscrits aux Programmes triennaux d’immobilisations des années 2009 et 2010 qui seront complétés durant l’année. Ce n’est qu’une fois que les travaux sont terminés que les emprunts peuvent être contractés.
« La Ville est en excellente position financière. À 59 millions $, ça représente 1,18 % de la richesse foncière uniformisée, alors que la moyenne provinciale des villes est de 2,24 % », a déclaré le maire Richard Goulet.
Qu’à cela ne tienne, 2010 est une année plutôt exceptionnelle, estime le directeur des finances. « La ville a été en effervescence dans tous les secteurs. Ça a explosé de partout », a-t-il affirmé au terme de la séance du conseil municipal au cours de laquelle il a présenté le rapport financier de la Ville.
En hausse, en baisse
L’important surplus d’exercice s’explique notamment par une hausse des droits de mutation (taxe de bienvenue) de 1,2 million $. « C’est 50 % de plus que nos anticipations. Il y a eu beaucoup de transactions », dit M. Renaud.
Cette année encore, les revenus d’amendes sont en hausse, de 820 000 $ cette fois-ci. Les taxes foncières, elles, ont généré des revenus additionnels de 1,4 million $.
Du côté des dépenses, des économies ont entre autres été comptabilisées du côté du déneigement (580 000 $) et du remboursement de la dette (1 million $). « Certains travaux ne sont pas terminés. Nous avons donc retardé les emprunts à long terme et les paiements », précise Jean-Pierre Renaud.
L’ampleur du surplus d’exercice annoncé hier a de quoi surprendre. En novembre dernier, le maire Richard Goulet prévoyait un surplus de… 2 millions $ dans son discours annuel sur la situation financière de la Ville. « Lorsqu’on fait les prévisions budgétaires en novembre, on se base sur les données de septembre. Et la grosse période d’activité, c’est la fin de l’année. Les droits de mutation rentrent beaucoup à l’automne », dit M. Renaud.
Le vérificateur financier de la Ville, Marc Legendre de la firme Raymond, Chabot, Grant, Thornton, a appuyé les résultats financiers « sans réserve » hier soir.
Beaucoup de travaux
Le conseil municipal a décidé de puiser à même le surplus d’exercice de 2010 pour assumer les coûts imprévus de 1,8 million $ liés à la conclusion des travaux d’infrastructures dans le secteur de la nouvelle école primaire. La Ville a hérité temporairement de cette facture à la suite de l’arrêt des travaux de développement des terres Miner.
Une autre partie du surplus, 1,3 million $, sera utilisée pour réaliser davantage de travaux de resurfaçage de rues et de réfection de trottoirs. Au total, 2,5 millions $ seront consacrés à ces travaux cette année.
Selon le rapport financier déposé hier, quelque 120 projets d’immobilisation, d’une valeur totalisant 85,6 millions $, ont été gérés en 2010. De ce nombre, 47, d’une valeur de 28,3 millions $, avaient été complétés à la fin de l’année.
Le maire Goulet ne croit cependant pas que 2011 sera marquée par la même vigueur économique. Un ralentissement a été remarqué, dit-il.
Un « frein sévère » a été apporté au développement avec le dépôt d’une requête devant la Cour supérieure pour le développement des terres Miner, estime-t-il.
Le rapport financier complet de l’année 2010 peut être consulté sur le site internet de la Ville à compter d’aujourd’hui.