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Materium – MATHILDE GOSSELIN DES CASSEROLES AUX ÉPROUVETTES

Notre bâtisseur
MATHILDE GOSSELIN
DES CASSEROLES AUX ÉPROUVETTES

Texte: Ugo Giguère – Photo: Yanick Melchior

Materium Innovations n’a pas encore un an. Sa présidente et fondatrice, Mathilde Gosselin, doutait de son succès en
se lançant en affaires en mai 2010. Inquiétudes vite dissipées, alors que la PME installée à l’incubateur industriel
de Granby compte sur un bon carnet de clients en provenance d’un peu partout au Québec et même de l’Ouest
canadien.

Détentrice d’une technique et d’un baccalauréat en génie chimique, couronné d’une spécialisation en génie mécanique et en caractérisation des matériaux, Mathilde Gosselin parle de son entreprise comme de son «ultime réalisation». Son idée devenue réalité. «Je percevais ça comme quelque chose d’inatteignable. Je me disais qu’il faut être bon dans tout pour être entrepreneur. Avec les années, j’ai réalisé que oui, il faut être bon, mais il faut surtout savoir s’allier aux bonnes personnes», analyse-t-elle.

Justement, elle s’est entourée de deux collègues ingénieurs, soit un collaborateur à temps partiel et un chimiste d’expérience en Nabil Ghezal, un Parisien débarqué au Québec… en octobre! Grâce au réseau d’accompagnateurs
de l’incubateur industriel, elle compte aussi sur l’aide de Vincent Dubois (Cogiscan), Sylviane Bernier (notaire)
et Martin Nadeau (Plastiques Nadco), Materium Innovations se spécialise dans les polymères et les plastiques.
L’entreprise offre des services de consultation, ainsi que de la recherche et du développement sur de nouveaux
matériaux.
En consultation, des entreprises de construction, des fabricants de vêtements et de chaussures ont déjà requis les services de la PME granbyenne. Par exemple, Materium peut aider à améliorer l’imperméabilité ou l’étanchéité
d’un tissu grâce à un polymère liquide. «Les PME qui sont prises avec une problématique comme ça n’ont personne pour les aider. Ils n’ont personne de spécialisé là-dedans», illustre la présidente.

INSTINCT D’ENTREPRENEURE
La bosse des affaires fait partie des gènes de Mathilde Gosselin. Son père, ses oncles, plusieurs membres de sa famille ont tâté de l’entrepreneuriat. De son côté, c’est à 14 ans qu’elle fonde sa première entreprise! Un programme d’échange étudiant en Thaïlande attire son attention. «Mes parents ont signé, mais ils m’ont dit de me débrouiller pour trouver l’argent. Il fallait que je ramasse 6 000$», révèle celle qui a retroussé ses manches pour relever le défi. «Je me levais à 4h le matin et je faisais du pain! J’en faisais environ huit par jour et ma mère les vendait au travail ou à des  connaissances», confie Mathilde qui gardait aussi des enfants après l’école et travaillait comme serveuse les fins
de semaine. La grande voyageuse est maintenant aux commandes d’une autre aventure, celle d’une PME très spécialisée.
SCIENCE DES FOURNEAUX
Des casseroles aux éprouvettes… on pourrait résumer ainsi l’évolution scientifique de notre bâtisseur. «Dès que j’ai su lire, j’ai eu le droit de commencer à faire de la cuisine», se souvient-elle. Au même moment où elle s’initie aux fourneaux, elle fait aussi ses premiers pas de scientifique, sans le savoir. En effet, lorsqu’on s’y arrête, le laboratoire du cuistot n’est pas très loin de celui du chimiste. Les ingrédients, les quantités, la méthode, la réaction, rien de moins qu’une procédure scientifique. «Ça demande de la précision et il faut suivre un protocole… La cuisine, c’est une science!», convient la jeune femme. Elle conseille d’ailleurs cette méthode pour initier les jeunes aux sciences,
une manière divertissante et inoffensive de développer des aptitudes de laboratoire.

Place aux accélérateurs technologiques

* 31 janvier 2011
* La Presse
* ALAIN McKENNA COLLABORATION SPÉCIALE TECHNO Pour joindre notre collaborateur : alain.mckenna@lapresse.ca
Place aux accélérateurs technologiques
« On assiste à un changement dans le démarrage d’entreprises. Avant, ça prenait des incubateurs. Aujourd’hui, ça prend des accélérateurs. »
Les incubateurs d’entreprises, c’est bien. Les accélérateurs technologiques, c’est mieux. Offrant conseils et outils pour faciliter l’innovation, c’est la nouvelle mode des technos. Le ministère des Affaires étrangères et le Canadian Innovation Exchange comptent en témoigner en envoyant trois jeunes entreprises l’été prochain dans la Silicon Valley.
Le CIX est un organisme né d’une conférence torontoise annuelle portant sur l’innovation technologique. Son désir est d’étendre ses activités à tout le pays, 12 mois par année. C’est pourquoi il vient de se doter d’un troisième coprésident, Chris Arsenault, président de la firme d’investissement iNovia Capital, très actif dans le secteur technologique montréalais.
L’homme d’affaires d’origine gaspésienne supervisera un nouveau concours, le Programme d’accélérat ion technologique, auquel participe le gouvernement fédéral. Trois jeunes entreprises canadiennes, dont au moins une montréalaise, passeront les trois mois de l’été 2011 à Sunnyvale, en Californie, coeur des nouvelles technologies américaines.
Elles auront l’occasion de tisser des liens plus étroits avec des acteurs importants de leur secteur. M. Arsenault leur fera faire la tournée des entrepreneurs canadiens et québécois travaillant sur place pour des géants commeApple, Electronic Arts, Facebook et Google.
« Plusieurs hauts dirigeants de la Silicon Valley viennent de chez nous. Plusieurs parlent d’ailleurs français » , résume M. Arsenault, selon qui c’est un atout pour les entrepreneurs d’ici de pouvoir compter sur ces compatriotes en exil. « On assiste à un changement dans le démarrage d’entreprises. Avant, ça prenait des incubateurs. Aujourd’hui, ça prend des accélérateurs : des organismes qui fournissent un accès aux grands investisseurs et aux grandes entreprises qui aident à assurer le succès d’une nouvelle technologie. »
Ça tombe plutôt bien: les trois entreprises qui seront envoyées làbas auront un bureau fourni au Plug and Play Tech Center de Sunnyvale, un des plus importants accélérateurs technologiques de la planète. « Des investisseurs spécialisés aux partenaires éventuels, ils y sont tous » , assure le coprésident du CIX.
Une présence durable enCalifornie, un atout
Avec sa forte concentration de multinationales et de grands investisseurs en capital-risque bien au fait des nouvelles tendances dans les TI, la Silicon Valley voit passer chaque année des centaines d’entrepreneurs qui comptent y faire fortune. Trois petites entreprises canadiennes risquent d’y passer complètement inaperçues, avertit Bastien Beauchamp, homme d’affaires du secteur montréalais du marketing électronique, qui travaille aux États-Unis depuis une quinzaine d’années.
« C’est déjà mieux que d’envoyer une délégation commerciale, nuancetil, mais pour tisser des liens de confiance avec les bonnes personnes, c’est un processus à plus long terme. »
M. Beauchamp, qui côtoie quotidiennement des entrepreneurs parmi les plus en vue de la banlieue élargie de San Francisco, suggère à ses homologues canadiens de s’inspirer de l’Irlande. L’Eire possède un bureau permanent en Californie, appelé Enterprise Ireland. « C’est un contact permanent auprès des investisseurs américains qui permet de créer de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois en Irlande. C’est mieux qu’un gros coup de marketing spontané. »
L e Canadian Innovation Exchange en est bien conscient. « Il faut un contact 12 mois par année. L’accélérateur technologique, ce n’est qu’une première étape » , conclut son nouveau coprésident.

Le CITIG est fier d’annoncer une commandite majeure offerte par les Caisses Desjardins

Le Centre d’Innovation et de technologies industrielles de Granby (CITIG) est fier d’annoncer une commandite majeure offerte par les Caisses Desjardins. Pour souligner ce partenariat, le hall d’entrée du CITIG portera dorénavant le nom de HALL DESJARDINS.

Ce partenariat, d’une durée de 5 ans, permettra entre autres la poursuite des activités d’accompagnement des entreprises incubées ainsi que la promotion de l’entreprenariat par l’innovation.

Cette collaboration met en lumière les objectifs communs qu’ont les deux organisations, soit d’encourager le développement de nouvelles entreprises, et de favoriser la coopération et l’implication du milieu des affaires dans le support à l’entrepreneurship.

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Activités: Ateliers/Conférences/Bulletins

La CCI en collaboration avec différents partenaires vous proposera diverses activités de formation et de réseautage liées aux problématiques de l’entrepreneurship et au monde industriel.


CITIG

Le Centre d’innovation et de Technologies Industrielles de Granby (CITIG) est un incubateur industriel pour entreprises en amorçage. L’amélioration de la compétitivité globale de Granby et la région est au centre de son action.Le projet est issu d’une volonté du milieu de développer activement son économie.