Posts Tagged: International

Comment mettre en place un plan marketing pour l’exportation? – PAJE – Portail d’affaires des jeunes entrepreneurs

Comment mettre en place un plan marketing pour l’exportation?

Le plan marketing exportation : le moyen de rejoindre une nouvelle clientèle.

Vous avez ciblé un marché, vous l’avez analysé et vous connaissez ses caractéristiques. Vous pouvez alors mettre en place une stratégie, en fonction de vos objectifs et des moyens à votre disposition.

Le plan marketing exportation est la synthèse de vos objectifs et de votre stratégie exportation. C’est à la fois un plan directeur et un outil de contrôle et de suivi de votre progression. Il doit être concis et bien structuré afin d’être un outil de travail vous permettant de vous concentrer sur les actions à entreprendre. Actions que vous pouvez ainsi revoir régulièrement, à la lueur des changements survenus dans vos marchés cibles.

Un plan marketing pour l’exportation

Vous désirez vendre à une clientèle étrangère ? Il vous faut monter un plan marketing. Votre plan de marketing à l’exportation répond aux questions suivantes :

Quelle est la nature de votre marché cible?

  • Taille du marché, ses caractéristiques, les tendances de croissance, les forces et faiblesses de vos concurrents, le profil du client type, etc. (Données provenant de l’étude de marché)
  • Les caractéristiques du client cible, ses besoins, ses habitudes de consommation et ce qui oriente ses achats

Quels sont vos objectifs?

  • Part de marché, profits, positionnement et structure organisationnelle

Quelle est votre stratégie de marketing ?

  • Quels sont les produits ou services que vous allez commercialiser?  Comment se démarquent-ils des concurrents?
  • Comment déterminer le prix à l’exportation? Comment se positionner par rapport aux concurrents?
  • Où commercialiser le produit ou service? Comment organiser la distribution?
  • Avec qui?
  • Quel segment de marché sera ciblé? Sera-t-il rentable dans un proche avenir ou à moyen terme?
  • Quel type de promotion allez-vous faire?
  • Quel sont vos besoins financiers pour réaliser votre stratégie marketing?
  • Quelles sont les étapes de réalisation?

Comment calculer le prix à l’exportation ?

Pour établir votre prix à l’exportation, vous devez considérer trois facteurs :

1. Quels sont vos frais généraux reliés à l’exportation, vos coûts de recherche et de développement, de préparation à l’exportation (études de marché, voyage, traduction, etc.), de production, d’expédition et le pourcentage de profit désiré?

2. Combien le marché est-il prêt à payer pour votre produit ou service? (différence de revenu entre pays)

3. Quels sont les prix de vos concurrents et comment désirez-vous vous positionner par rapport à eux?

Quelle stratégie de prix choisir?

La première étape est de déterminer vos coûts liés à la vente à l’exportation en fonction de l’importance de votre marché local.

  1. Si votre marché local représente votre production majeure : prenez en compte uniquement les coûts qui sont directement rattachés à l’activité exportation. Les frais généraux sont déjà pris en compte par le marché local.
  2. Si votre principal marché est à l’exportation : tous les frais fixes et les frais variables liés à l’exportation doivent être pris en compte.

La deuxième étape consiste à choisir une stratégie en fonction des exigences du marché. Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • prix à partir des coûts + un % de profit
  • prix fixe pour tous les clients
  • prix flexible selon le type de client
  • prix réduit pour pénétrer le marché
  • prix d’écrémage du marché (clients ayant les moyens)

Lien vers la Fiche d’établissement des coût d’exportations (Centre de service aux entreprises du Canada)

Quelle est votre stratégie de distribution à l’exportation ?

Bien connaître les circuits de distribution : la base de votre stratégie

Vous devez, en premier lieu, trouver les réponses à ces questions :

  • Qui fait quoi ? (fabricants, grossistes, détaillants, agents)
  • Quelles sont les habitudes d’achat ? (directe, par un distributeur ou uniquement par une compagnie locale, par commerce électronique, etc.)
  • Qui sont les intermédiaires qui contrôlent la distribution des mêmes produits ou services ?
  • Quelles sont les pratiques commerciales ?
    • modes de paiement
    • commissions versées
    • délais de paiement
    • marges bénéficiaires ;
    • participation aux frais de showroom ou de publicité
  • Quels sont les délais de livraison acceptables ?
  • Quels sont les besoins de services à la clientèle ?

Le choix de la stratégie de distribution

Votre stratégie va dépendre de votre niveau de connaissance du marché et de votre volonté d’engagement.

Par exemple, moins vous avez de connaissance des règles du marché, de qui fait quoi, d’où trouver le client et de comment le rejoindre, plus vous devez vous référer à un agent ou une maison de commerce pour faire la vente à votre place.

Cela va dépendre également de votre capacité financière et de votre volonté d’engagement dans le marché cible. Par exemple, si vous avez peu de moyens, vous devez passer par un distributeur qui va acheter votre marchandise et qui de son côté va la vendre, avec une marge de profit, à son réseau de clients. Vous avez moins de contrôle sur votre produit, moins de marge bénéficiaire, mais vous n’avez pas à supporter une équipe de vente et à assurer le service après-vente.
Par contre, d’un autre côté, si vous voulez avoir plus de contrôle et si vous désirez vous engager plus sérieusement dans le marché, vous pouvez faire une entente de partenariat ou vous associer avec un fabricant de la région.

Quelle est votre stratégie de promotion à l’exportation?

Pour vendre, il faut que les acheteurs sachent que l’on existe et que l’on puisse répondre à leurs besoins. Comme pour le marché local, vous avez le choix dans les stratégies et les moyens : Publicité (journaux, revues spécialisées, télévision, radio, etc.) :

  • matériel promotionnel : dépliant, brochure, carte de visite
  • foires commerciales
  • réseautage et contact personnel
  • campagne promotionnelle
  • site Web

Attention, il est souvent difficile d’évaluer les véritables retombées d’une publicité dans votre propre marché. Cela risque d’être encore plus incertain dans un marché étranger.

Le choix d’un agent manufacturier

C’est une étape importante dans votre stratégie de distribution. Un bon agent pourra, entre autres, vous aider dans votre étude de marché, dans l’amélioration du produit ou du service, sur le mode de financement et sur le transport. Cependant, il est souvent difficile de trouver la perle rare du premier coup et sans y laisser des plumes. Un mauvais choix et une mauvaise entente de départ peuvent se révéler catastrophiques.

Quelques conseils utiles :

  • il existe des formations données par le MIC et le WTC sur « Comment tirer le maximum d’un agent manufacturier ? »
  • demandez l’aide d’un avocat pour rédigez votre contrat avec l’agent, considérez ces frais comme comme un investissement
  • évaluez bien vos besoins et vos objectifs de vente
  • contactez les délégations du Québec, les consulats canadiens, les associations sectorielles, les chambres de commerces, il ont des listes de références et ils pourront certainement vous suggérez des noms
  • n’oubliez pas de demander des contacts à vos clients et partenaires, ils font peut-être déjà affaire avec un bon agent

Le choix d’une stratégie sans se ruiner
En tant que jeune entrepreneur, vous n’avez pas tous les moyens d’engager un budget pour faire de la publicité à la télévision et dans plusieurs journaux. Apprenez donc à maximiser les outils qui sont à votre disposition. De plus, il est parfois possible d’obtenir des aides financières.

Les foires commerciales, lorsqu’elles sont bien ciblées, sont un excellent moyen de rencontrer des preneurs d’ordres et de vérifier ce que fait la concurrence. Mais attention, une foire se prépare longtemps à l’avance.

Les missions commerciales organisées par les gouvernements fédéral et provincial, les associations sectorielles, les chambres de commerce. Des rendez-vous sont souvent fixés à l’avance avec des entreprises du même secteur que le vôtre. Idéalement, choisissez une mission qui touche spécifiquement votre secteur d’activité.

Les délégués commerciaux en poste dans les consulats canadiens et les maisons du Québec sont des références qu’il faut connaître. Ils ont une bonne connaissance de leur marché et peuvent vous mettre en relation avec certaines compagnies qu’ils connaissent.

Évidemment, le site Web reste un outil incontournable. Il permet, à peu de frais de se faire connaître par un bon nombre de clients, mais cela à condition d’avoir une stratégie active (référencement, contact direct invitant les acheteurs à venir voir le produit ou le service et ses applications).

Auteur : O. About

http://www.paje.ca/cmsDefault.aspx?ln=fr&tabindex=365&tabid=364&parentid=175

Maid Labs – La Voix des Affaires

Lire l’article sur Maid Labs dans La Voix de l’Est

Publié le 15 novembre 2010 à 09h05 | Mis à jour le 15 novembre 2010 à 09h05

Les grands projets de Maid Labs

2011 pourrait être une grosse année pour Maid... (photo Alain Dion)

Agrandir

2011 pourrait être une grosse année pour Maid Labs, surtout si l’entreprise décroche un contrat pour la fourniture de 1000 systèmes d’analyse pour les stations de pompage d’eaux usées de Miami, affirment les deux principaux dirigeants, Benoit Beaudoin et Valérie Caron.

photo Alain Dion

Marie-France Létourneau Marie-France Létourneau
La Voix de l’Est

(Granby) Nul n’est prophète en son pays, dit-on. Maid Labs en est la démonstration éloquente. La PME de Granby est pratiquement inconnue au Québec, mais elle est sur le point de décrocher un important contrat avec la Ville de Miami pour la fourniture de 1000 systèmes d’analyse pour les stations de pompage des eaux usées.

Les dirigeants de Maid Labs se croisent les doigts. C’est en janvier qu’ils sauront si leur proposition à la Ville de Miami est retenue. «Ça serait une belle vitrine pour nous, a lancé récemment la directrice générale de l’entreprise, Valérie Caron. Ça pourrait nous ouvrir les portes d’autres municipalités autour de Miami.»

Cela pourrait effectivement donner un bon coup de pouce à l’entreprise qui loge dans l’incubateur industriel de Granby, car, après une longue période de recherche et développement, elle se lance maintenant dans la mise en marché de ses produits. Maid Labs oeuvre dans un secteur d’activité très pointu, soit l’analyse (hydraulique, électrique et énergétique) des postes de pompage d’eaux usées. Les appareils de la PME peuvent aussi faire la surveillance de n’importe quel appareil électrique et mesurer son efficacité énergétique.

Détail: l’acronyme Maid Labs tire son nom de «Municipal and Industrial Data Labs», soit Laboratoire de données municipales et industrielles dans sa version française. Les circuits électroniques de ses produits sont fabriqués par des sous-traitants, mais l’assemblage est effectué dans les locaux de la PME.

Exporter en 5 étapes – La Presse Affaires

Exporter en 5 étapes

Publié le 20 octobre 2010 à 15h46 | Mis à jour le 20 octobre 2010 à 15h46

Vous pensez à exporter vos produits sur un marché extérieur? Sachez que cela... (Illustration: Philippe Tardif, La Presse)Agrandir

Illustration: Philippe Tardif, La Presse

Vous pensez à exporter vos produits sur un marché extérieur? Sachez que cela ne se fait pas en criant lapin! Voici quelques étapes par lesquelles une entreprise doit habituellement passer avant de conquérir des marchés étrangers.

1- Êtes-vous sûr de votre affaire?

Partir à la conquête de nouveaux marchés est un beau défi, mais cela représente aussi des investissements en temps et en argent.

«Aller dans un nouveau marché, c’est un peu comme redémarrer une entreprise. Ça représente beaucoup de travail», affirme Carl Gravel, directeur national, compétitivité mondiale, Banque de développement du Canada (BDC).

Il remarque que bien souvent, les PME voient des occasions d’exporter grâce à leur réseau. «Ça peut être une bonne idée, mais il faut y penser comme il faut, prendre le temps de déterminer ses objectifs.»

Et quels sont les signes qu’une entreprise est prête à exporter?

«Souvent, c’est lorsqu’elle pense avoir fait le tour du marché québécois et canadien. Il y a aussi des entreprises qui viennent pratiquement au monde avec une perspective mondiale. Je pense aux entreprises de technologie à haute valeur ajoutée, qui évoluent très rapidement», explique M. Gravel.

2- Faites un diagnostic

Avez-vous les ressources nécessaires dans votre entreprise pour vous permettre d’aller conquérir des marchés extérieurs?

«Il faut penser aux ressources humaines, à la stratégie de communication, au matériel promotionnel, à la capacité de production et à la capacité financière», indique Isabelle Phaneuf, coordonnatrice à la direction Amérique du Nord au ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE).

Elle précise que pour y arriver, les entrepreneurs peuvent utiliser l’outil disponible sur le site internet du MDEIE, ou encore demander l’aide de leur conseiller régional, qui peut d’ailleurs leur donner une bonne base d’information et de conseils relatifs à l’exportation.

3- Faites votre plan d’affaires international

C’est le temps de regarder ce qu’on a à offrir et ce qu’on retrouve sur le marché visé. «Il faut faire une étude de marché. On peut trouver de l’information sur le web et nous avons un modèle sur notre site. On peut aussi demander l’aide de son conseiller régional ou d’un consultant», affirme Isabelle Phaneuf.

«Souvent, les entreprises québécoises vont commencer par aller vers un marché traditionnel, comme les États-Unis et ensuite elles regarderont vers d’autres marchés où la croissance est grande. Il faut toujours regarder où on aura le meilleur rendement sur l’investissement et où il sera le plus rapide», explique Carl Gravel.

Il faut aussi penser à sa stratégie de pénétration du marché. On peut ouvrir une filiale, se trouver des partenaires pour vendre ses produits, ou encore, se trouver un agent.

«Si on veut exporter aux États-Unis, on peut probablement y arriver directement, mais si on veut aller au Brésil par exemple, il y a de bonnes chances qu’on ait besoin d’une stratégie différente», indique Mme Phaneuf.

Carl Gravel remarque aussi que de plus en plus de PME québécoises se lancent dans des marchés étrangers parce qu’elles se font inviter par un client qui y est présent. «C’est un premier client assuré dans un nouveau marché, mais il faut tout de même évaluer le potentiel futur et les coûts associés au projet.»

Le MDEIE peut aider les entrepreneurs à établir des contacts à l’étranger, mais Affaires étrangères et Commerce international Canada offre aussi les services de ses délégués commerciaux qui sont à l’oeuvre dans 150 villes dans le monde.

4- Sécurisez vos transactions

Avant de passer à l’action, assurez-vous de sécuriser vos transactions.

«Le compte ouvert, ce qui signifie qu’on envoie la marchandise et un compte à payer, peut être correct pour une transaction intérieure, mais ce n’est peut-être pas conseillé pour l’Afrique, par exemple, si on ne connaît pas l’acheteur et sa solvabilité», explique Daniel Côté, directeur, financement structuré international, Banque Nationale Groupe financier.

L’institution financière offre donc aux entreprises un service d’accompagnement pour les questions relatives aux transactions à l’extérieur du Canada.

«Il existe différents mécanismes de paiement, comme les comptes ouverts assurés qui permettent à l’entrepreneur d’obtenir un dédommagement si son client fait faillite pendant la transaction, par exemple. Il y a aussi les lettres de crédit qui sont très sécuritaires parce qu’elles passent par les institutions financières et plusieurs conditions doivent être respectées avant que le paiement puisse être encaissé», explique M. Côté.

Il faut aussi penser au taux de change.

«Si on regarde le taux du jour et qu’on fixe le prix en conséquence à son client, on peut voir sa marge de profit grandement affectée si au moment du paiement, le taux de change a baissé. Pour s’assurer qu’on n’aura pas de mauvaises surprises, on peut avoir une couverture sur la devise. Cela signifie que l’entrepreneur et l’institution financière s’engagent à échanger un certain montant à un taux déterminé», explique Daniel Côté.

Enfin, le côté logistique. «Il faut penser à expédier ses produits de la bonne façon et en connaissant bien les réglementations. Pour s’occuper de cette logistique, on doit faire affaire avec des firmes spécialisées dans le domaine ou avec des courtiers en douane», indique Carl Gravel.

5- Faites le suivi et soyez patients

Après avoir investi autant de temps et d’argent à l’étranger, il ne faut surtout pas oublier de faire un suivi adéquat et de demeurer présent.

«Il faut s’assurer que nous répondons aux besoins de nos clients. Il ne faut pas hésiter non plus à s’impliquer dans des associations sectorielles dans le nouveau marché pour briser l’idée que les gens peuvent avoir qu’on est loin. Il faut être présent», affirme Mme Phaneuf.

Enfin, il ne faut pas croire que faire fortune à l’étranger se fait nécessairement du jour au lendemain. «Il faut être persévérant, affirme M. Gravel. Il faut s’attendre à ce que ça prenne un peu de temps avant de démarrer à l’étranger, un an ou deux par exemple, c’est fréquent.»

PARTIR EN MISSION

Avez-vous pensé aux formations et aux missions commerciales?

Vous en trouverez plusieurs entre autres au World Trade Centre Montréal de la chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

«Les formations portent sur des aspects très concrets de l’exportation comme le plan, la logistique, les assurances, le financement, la réglementation et la lettre de crédit», indique Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM.

Certaines formations portent sur des marchés spécifiques et sont par la suite arrimées à des missions commerciales.

«L’an dernier, nous en avons fait une en Chine et cette année, nous irons en Inde. Il y en a aussi toujours sur le marché américain qui est une cible naturelle pour les PME québécoises», précise M. Leblanc.

À quoi peut-on s’attendre de ces missions commerciales?

«On permet aux entrepreneurs de rencontrer un représentant d’un grand cabinet-conseil pour parler de la dynamique locale et des différentes stratégies pour pénétrer le marché. Il y a aussi des gens qui viennent parler de leur expérience dans le pays. On organise également des rencontres particulières pour chaque entreprise en fonction de ses objectifs précis. C’est un voyage de premiers contacts, et on veut qu’à son retour, l’entrepreneur ait une idée très claire de la faisabilité de son projet», explique M. Leblanc.

La CCMM essaye aussi de compter sur un politicien qui accompagne la mission. «Dans certains endroits, comme la Chine, ça peut ouvrir plusieurs portes», précise-t-il.

Combien faut-il s’attendre à débourser?

«Ça dépend toujours de l’endroit où on va, mais généralement, pour New York, on parle d’environ 1000$ pour deux jours. En Asie, on parle d’environ 1000$ par jour. Cela inclut toujours l’hôtel, les déplacements, les repas et, au besoin, les services de traduction, mais jamais l’avion, pour laisser une plus grande flexibilité», affirme Michel Leblanc.

La CCMM organise aussi à l’occasion des missions renversées. «Si nous trouvons un acheteur étranger qui a de la difficulté à s’approvisionner, on l’invite, et les PME peuvent venir le rencontrer», ajoute M. Leblanc.

Le MDEIE organise aussi des formations dans différentes régions et des missions commerciales pour les entrepreneurs qui souhaitent exporter.

Faut-il apprendre l’hindi pour aller en Inde?

«Je pense que qui dit international dit anglais. On ne s’en sort pas. Il y a des endroits où c’est plus difficile que d’autres, mais généralement, on arrive à s’en sortir avec l’anglais», affirme Carl Gravel, directeur national, compétitivité mondiale, Banque de développement du Canada (BDC).

Le spécialiste croit toutefois que les entrepreneurs doivent faire un effort en ce qui a trait à leur site web. «Si on veut aller faire des affaires dans un pays comme le Mexique, il est important de montrer un certain degré de respect pour le marché visé, par exemple, en faisant une version de son site en espagnol.»

L’entrepreneur ne doit pas négliger non plus l’aspect culturel. «Aux États-Unis, les différences ne sont pas très grandes, mais dans des marchés émergents, il faut se familiariser avec la culture avant de s’y rendre. Sinon, cela peut venir jouer rapidement dans le scénario qu’on s’était mis en place» ajoute M. Gravel.

Êtes-vous assez solide financièrement??

«Une entreprise ne se rend pas service d’aller vers l’exportation si elle n’en a pas les moyens», indique d’emblée Isabelle Phaneuf, coordonnatrice à la direction Amérique du Nord au MDEIE. Une entreprise ne doit pas seulement se fier à du financement pour réaliser son projet. «D’ailleurs, nous ne finançons pas des projets complets. L’entreprise doit aussi être capable de poursuivre ses activités à long terme, même si ça prend du temps avant que le projet d’exportation soit rentable», ajoute-t-elle.

Chez BDC, Carl Gravel est du même avis. «L’entrepreneur doit faire son bout de chemin pour supporter l’investissement et ensuite, aller se chercher des partenaires.» BDC a d’ailleurs un programme pour les entrepreneurs qui souhaitent commencer à exporter. Avec ces fonds, la compagnie peut financer, par exemple, sa participation à des foires, l’embauche d’un représentant à l’étranger et la réalisation d’un plan d’affaires international.

L’exportation : avantages et défis – Marc-André Ménard – Gauthier Flageole Comm. Marketing

L’exportation : avantages et défis

La globalisation offre des opportunités d’affaires supplémentaires sur les marchés extérieurs pour les entreprises d’ici. Mais, elle implique aussi le risque d’une concurrence accrue sur le marché domestique de la part d’entreprises étrangères. L’exportation comporte donc des avantages et des défis.

M. Marc-André Ménard définit l’exportation par  la règle de six : six avantages, six défis et six étapes de préparation à l’exportation.

Voyons d’abord les six avantages à exporter :

L’exportation :

  • Réduit le risque de dépendance à un seul marché;
  • Augmente le volume des ventes ce qui permet d’accroître, spécialiser ou diversifier la production ;
  • Crée des économies d’échelle;
  • Permet d’obtenir une rentabilité accrue;
  • Génère des idées pour des améliorations de produits au contact de nouveaux marchés ou de marchés en expansion;
  • Améliore le soutien de la concurrence sur les marchés internationaux et la résistance à la concurrence étrangère sur le marché domestique.

La réalité comporte aussi son lot de défis :

L’exportation :

  • Implique des coûts supplémentaires;
  • Suppose une direction d’entreprise engagée;
  • Demande d’y consacrer du temps;
  • Impose de bien connaître les différences culturelles;
  • Exige de gérer toute la « paperasse »;
  • Oblige l’entreprise à une grande accessibilité (réalité des divers fuseaux horaires).

Avant de devenir exportateur sur un marché, l’entreprise devra franchir ces six étapes :

1.       Élaborer son plan d’exportation

2.       Sélectionner ses cibles de vente

3.       Établir sa stratégie marketing

4.       Définir sa pénétration de marché

5.       Préparer la logistique

6.       Trouver et organiser le financement

Ce texte constitue essentiellement un élément de réflexion et un aide-mémoire.

Au-delà de l’import-export – La Presse Affaires

* 30 septembre 2010
* La Presse Affaires
* CAROLINE RODGERS
* COLLABORATION SPÉCIALE

Au-delà de l’import-export
Aujourd’hui, les entreprises québécoises ont tout avantage à s’internationaliser pour croître en profitant des occasions d’affaires qu’offrent les marchés mondiaux. C’est même, très souvent, une question de survie, car elles font face à une concurrence ve

«Une entreprise qui veut que ses affaires soient profitables à l’étranger doit tenir compte de la réalité du marché d’accueil, qui est parfois très différente de la nôtre.» –Jean-Paul David, président de Mercadex International

à partir de la page 1 Vendre ses produits au-delà des frontières est la plus ancienne façon de faire des affaires à l’international.

Mais au-delà de l’importexport, il existe de nombreux modèles d’affaires permettant de s’insérer dans la chaîne de valeur mondiale et d’en tirer parti. Encore faut-il savoir choisir la bonne stratégie!

« Une entreprise qui veut que ses affaires soient profitables à l’étranger doit tenir compte de la réalité du marché d’accueil, qui est parfois très différente de la nôtre, dit Jean-Paul David, président de Mercadex International. Le réseau de distribution et le cadre réglementaire peuvent être différents, et il faut s’adapter. Depuis une douzaine d’années, grâce aux technologies de l’information, les entreprises commencent à adopter des modèles d’affaires bien au-delà de l’exportation. »

Plusieurs stratégies de pénétration d’un marché étranger sont possibles. « Les bons gestionnaires remettent en question leur modèle d’affaires et l’adaptent pour rester dans la course, en le positionnant dans la chaîne de valeurs mondiale», dit Christian Roy, associé, Innovation et Stratégie chez Secor. On peut s’approvisionner à l’étranger, avoir recours à la sous-traitance, céder une licence de fabrication et percevoir des redevances, devenir sous-traitant d’un grand donneur d’ordre, conclure une alliance stratégique, investir directement à l’étranger et fonder une coentreprise, ou joint venture. Mais comment faire le bon choix?

Selon un modèle d’analyse développé par l’équipe de Jean-Paul David, le modèle Mercadex-Desjardins, la décision peut se prendre notamment en tenant compte du degré d’intégration que l’on souhaite atteindre sur le marché visé.

Le degré d’intégration a un impact direct sur le contrôle que l’on exerce, et se fait à trois niveaux: on peut soit déléguer, coopérer ou contrôler.

Si l’on choisit de déléguer, par exemple en devenant soustraitant d’un donneur d’ordres à l’international ou en cédant une licence à un fabricant étranger, on exerce un moins grand contrôle sur les opérations, mais c’est une bonne façon de tenter une première expérience à l’international.

On peut aussi coopérer avec un partenaire, par exemple en faisant appel à un distributeur pour nos produits à l’étranger ou en créant une coentreprise.

Finalement, on peut choisir un modèle d’affaires qui nous assure le plus grand contrôle des opérations, mais qui nécessite aussi plus d’investissements et une meilleure connaissance du marché étranger, comme l’ouverture d’un bureau de ventes à l’étranger.

Coentreprise

Le principal avantage d’une coentreprise est qu’elle permet d’accéder plus rapidement à un marché donné, selon Jean-Paul David. « Si on veut développer soi-même un réseau, cela peut prendre de cinq à dix ans, explique-t-il. Mais si on forme une coentreprise pour accéder à la clientèle, cela accélère le courant d’affaires et on peut pénétrer un marché dans une période de douze à dix-huit mois.»

Avant de se lancer dans cette démarche, il faut bien analyser le cadre légal du pays visé et tenir compte des règles sur la propriété intellectuelle et des règles fiscales.

Ilfautaussiêtretrèsconscient des différences culturelles et de leurs implications.

Mais le principal défi de cette approche consiste à trouver le bon partenaire.

«Il faut que l’on ait un bon profil de l’entreprise avec laquelle on s’associe, mais aussi des personnes qui y travaillent, dit Jean-Paul David. Il faut enquêter avant de s’associer. Cela commence par savoir comment l’entreprise en question est perçue sur son propre marché.»

Envoyer quelqu’un sur place pour investiguer peut éviter de bien mauvaises surprises.

« Une entreprise de Drummondville nous avait demandé d’enquêter sur un partenaire potentiel en Pologne, dit-il. À voir leur site internet, on avait l’impression que c’était une multinationale. Pourtant, une fois sur place, on s’est rendu compte que ça se passait dans un garage. A beau mentir qui vient de loin!»

—————–

* 30 septembre 2010
* La Presse Affaires
* CAROLINE RODGERS
* COLLABORATION SPÉCIALE

Une porte d’entrée en Amérique du Sud

Faire une percée sur les marchés sud-américains : c’est l’objectif du Groupe Anderson, fabricant québécois de machinerie agricole et forestière.

PHOTO LA TRIBUNE Faire une percée sur les marchés sud-américains: c’est l’objectif du Groupe Anderson et de son président, Dany Poisson.

Pour y arriver, l’entreprise a décidé de former une coentreprise avec un partenaire en Uruguay. «L’Uruguay est une bonne porte d’entrée pour l’Amérique du Sud, explique Dany Poisson, président. On voulait pénétrer ce marché, notamment le Brésil et l’Argentine. L’Uruguay est un pays plus petit et où les gens d’affaires ont une meilleure réputation. Nous étions plus certains d’y trouver des partenaires fiables. De plus, ce pays possède un marché avec un potentiel assez élevé.»

Intermédiaire

C’est par l’intermédiaire de son distributeur en France que l’entreprise a pris contact avec la famille propriétaire du nouveau magasin dans lequel le groupe a pris une participation de 15%, en s’associant également avec son partenaire français. « C’est un détaillant qui vend nos produits depuis quatre ans, dans un magasin comparable aux magasins John Deere que l’on trouve ici, dit-il. Nos produits sont bien établis dans cette région. On va continuer à soutenir la relation avec eux. Quand on veut vendre en Amérique du Sud, il faut avoir une stratégie à long terme. Cette façon de faire a renforcé nos liens avec notre partenaire français et en a créé de nouveaux en Uruguay.»

Persévérance

Toutefois, un tel partenariat ne pourrait pas être envisagé pour tous les pays où l’entreprise vend ses produits. « En Europe, on ouvre les marchés en faisant affaire avec des distributeurs, dit Dany Poisson. C’est le cas en France, en Allemagne et en Pologne. Ce sont des marchands en gros qui vendent nos produits à des détaillants, lesquels les revendent aux fermiers. »

Pour le pr é s ident de Groupe Anderson, le secret du succès à l’international est de persévérer et de travailler sur le long terme. « Il faut y mettre du temps, dit-il. Et il faut se donner des objectifs d’y aller plusieurs fois par année pour fare de la prospection, créer des liens d’affaires et les entretenir. »

Les manoeuvres vexatoires des Américains – La Presse Affaires

* 21 septembre 2010
* La Presse Affaires
* CLAUDE PICHER
* CHRONIQUE

Les manoeuvres vexatoires des Américains

Il existe présentement à l’agenda du Congrès des États-Unis un projet de loi qui risque de faire mal de ce côté-ci de la frontière.
Si les Américains n’ont plus le droit d’imposer des droits de douane, ils peuvent sérieusement compliquer la vie de leurs fournisseurs étrangers sous prétexte de protéger l’hygiène publique, l’environnement, la sécurité routière.

Les réflexes protectionnistes des Américains sont bien connus. Certes, avec l’accord de libre-échange, les exportations canadiennes aux États-Unis franchissent la frontière sans être taxées. En ce sens, le Canada a un accès privilégié au marché américain.
PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Mais les Américains ne sont pas pour autant des partenaires commodes. S’ils n’ont plus le droit d’imposer des droits de douane, ils peuvent sérieusement compliquer la vie de leurs fournisseurs étrangers sous prétexte de protéger l’hygiène publique, l’environnement, la sécurité routière. On a vu, dans des dossiers comme le bois d’oeuvre, le magnésium ou le porc, à quel point ils pouvaient être coriaces.

La dernière trouvaille des protectionnistes américains consiste à obliger leurs fournisseurs étrangers à avoir un agent américain. Si le projet de loi est adopté, il deviendra donc illégal d’exporter aux États-Unis sans agent américain.

En principe, le Congrès doit voter sur le projet d’ici une dizaine de jours. De la façon dont les choses se présentent, il a de fortes chances d’être adopté. Les démocrates et les républicains ont annoncé leur intention de l’appuyer.

Qu’est-ce qui peut bien expliquer une mesure aussi sévère?

C’est la faute aux Chinois! Il se trouve que certaines importations américaines en provenance de Chine (jouets, peintures, cosmétiques) ont présenté de sérieux problèmes d’hygiène. Or, la plupart des manufacturiers de ces produits dangereux n’ont pas d’agent américain à qui le gouvernement pourrait signifier mises en demeure, poursuites ou autres documents juridiques. Le problème, c’est qu’en voulant se protéger contre certains produits toxiques (on ne peut pas les blâmer pour cela), les Américains se trouvent, par ricochet, à pénaliser tous leurs autres fournisseurs. Il y aurait sûrement moyen de procéder autrement.

En ajoutant une nouvelle contrainte logistique à leur frontière, ils mettent forcément des bâtons dans les roues des exportateurs. Ce sont évidemment les petites et moyennes entreprises exportatrices, qui sont souvent aussi les plus dynamiques pour la création d’emplois, qui vont pâtir le plus. Le projet de loi entraînera évidemment des formalités administratives et des emmerdements coûteux, beaucoup plus difficiles à supporter pour une PME.

Déjà, l’Union européenne a élevé une protestation, évoquant spécialement les problèmes additionnels que cela causera aux PME.

D’un point de vue canadien, le projet est particulièrement inquiétant quand on sait à quel point l’économie canadienne est lourdement dépendante du marché américain. Même amoché par la crise que l’on sait, le marché américain, et de loin, demeure un marché en or pour le Canada. L’an dernier, 74% des exportations canadiennes ont pris la route des États-Unis. Dans l’ensemble de ses échanges avec l’étranger, le Canada a subi un déficit commercial de 5 milliards ; mais uniquement avec les États-Unis, il dégage un surplus de 86 milliards. Ces quelques chiffres parlent d’eux-mêmes : sans ses clients américains, le Canada serait beaucoup moins riche.

En fin de semaine, l’ambassadeur du Canada aux ÉtatsUnis, Gary Doer (oui, c’est bien l’ex-premier ministre néo-démocrate du Manitoba), est intervenu à son tour. Dans une lettre adressée au Sénat et à la Chambre des représentants, M. Doer rappelle aux Américains que leur projet va carrément à l’encontre des engagements américains tels que décrits dans l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il a parfaitement raison. L’ambassadeur ajoute que, « compte tenu des efforts des deux pays pour redresser leurs économies respectives », les nouvelles contraintes que veut imposer le Congrès sont « malheureuses». Évidemment, M. Doer est un diplomate et, par définition, il doit être prudent. En réalité, les conséquences risquent d’être beaucoup plus catastrophiques que « malheureuses », pas seulement pour les exportateurs canadiens, mais aussi pour les consommateurs américains.

Si les produits ca nadiens ont autant de succès sur le marché américain, c’est parce qu’ils offrent un meilleur rapport qualité-prix (d’ailleurs, dans le dossier chaud du bois d’oeuvre, les premiers à apporter leur appui au Canada, à l’époque, ont été les constructeurs d’habitations américains, parce que le bois américain coûtait plus cher). Les consommateurs américains sont parmi les gagnants du libre-échange, mais cela risque de changer avec le projet de loi.

On pourrait se demander pourquoi le Canada ne riposte pas, et n’adopte pas lui aussi des mesures de représailles contre les Américains. Ce serait la pire des erreurs. Nous l’avons vu, le surplus commercial canadien à l’égard des ÉtatsUnis est considérable. Dans un conflit commercial, c’est toujours le pays déficitaire qui a le gros bout du bâton. Le Canada a beaucoup plus à perdre que les États-Unis dans un conflit commercial entre les deux pays.

Dans ces conditions, il faut continuer de protester, contester le projet américain devant des instances comme l’OMC et l’ALENA, et espérer que les parlementaires américains voient un peu plus loin que le bout de leur nez.

BOMBARDIER TENTE SA CHANCE AU BRÉSIL

* 2 septembre 2010
* La Presse Affaires
* HÉLÈNE BARIL

BOMBARDIER TENTE SA CHANCE AU BRÉSIL
Des profits en baisse de 27% au deuxième trimestre

La venue prochaine de la Coupe du monde de football et des Jeux olympiques au Brésil a incité Bombardier à tenter sa première offensive importante dans la patrie de son concurrent Embraer. Sa division Transport est sur les rangs pour décrocher un contrat de train pour la ville de São Paulo.

PHOTO FOURNIE PAR BOMBARDIER

Bombardier est sur les rangs pour décrocher un contrat de train pour la ville de São Paulo. Il s’agit d’un monorail comme celui que l’entreprise construit pour Riyad, en Arabie Saoudite.

Il s’agit d’un monorail automatisé comme celui que Bombardier est en train de construire pour la ville de Riyad, en Arabie Saoudite, a précisé hier le président de la division transport, André Navarri.

Bombardier mise beaucoup sur le Brésil pour accroître sa présence encore timide sur le marché sud-américain. Le pays a augmenté son budget de dépenses d’infrastructures en prévision de la Coupe du monde de football en 2014 et des Jeux olympiques d’été de 2016.

La division Transport s’est associée à un partenaire brésilien, Queiroz Galvao, pour sa proposition à la ville de São Paulo. Trois autres entreprises convoitent ce contrat.

Par ailleurs, M. Navarri a indiquéqu’unepartieducontrat de 267 millions US confirmé hier avec la New Jersey Transit Corporation pour la construction de 100 voitures de trains de banlieue sera réalisée à l’usine de La Pocatière au Québec. Cette nouvelle fort attendue dans la région n’empêchera probablement pas les mises à pied prévues pour cet automne, en raison du retard dans l’attribution du contrat du métro de Montréal. « Il est trop tôt pour le savoir », a indiqué M. Navarri. La construction des voitures pour le New Jersey est prévue pour le printemps prochain.

Résultats décevants

Pour son deuxième trimestre qui a pris fin le 31 juillet, Bombardier affiche des résultats qui ont été jugés décevants par les analystes. Les profits sont en baisse de 27%, à 148 millions US (8 cents US par action) et les revenus ont diminué de 17%, à 4,1 milliards US.

Le recul de la rentabilité est attribuable à des revenus plus faibles de la division transport et à des marges plus étroites dans le même secteur, constate l’analyste Benoit Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins.

L’analyste s’attendait à ce que ces résultats fassent baisser le titre mais c’est le contraire qui s’est produit.

Dans un marché haussier, l’action de Bombardier a pris 3,6 %, à 4,60 $, à la Bourse de Toronto. Depuis un an, le titre a varié entre 3,78 $ et 6,24 $.

La division aéronautique continue de souffrir de l’incertitude économique, a expliqué le président et chef de la direction de Bombardier, Pierre Beaudoin, lors d’une conférence téléphonique.

Lentement, le marché commence à s’améliorer, estime le président de la division Aéronautique, Guy Hachey. Les annulations sont en baisse et le carnet de commandes pour tous les types d’appareils était de 17,1 milliards US au 31 juillet, comparativement à 16,7 milliards US au 31 janvier.

Même si l’entreprise n’a pas récolté de nouvelles commandes pour son nouvel appareil CSeries au dernier Salon de l’aéronautique de Farnborough, le programme progresse comme prévu, assurent ses dirigeants.

Bombardier Aéronautique discute actuellement avec 65 clients intéressés par la CSeries, a fait savoir Guy Hachey. Les discussions avec cinq de ces clients potentiels sont très avancées et devraient aboutir dans les prochains mois, a-t-il précisé.

Avec 90 commandes fermes à 42 mois de sa mise en service, la CSeries n’est pas en retard comparativement aux autres programmes lancés par Bombardier, a assuré la direction.

L’activité manufacturière rebondit aux États-Unis

L’activité dans le secteur manufacturier américain a accéléré… (Photo: Darren Calabrese, PC)
L’activité dans le secteur manufacturier américain a accéléré sa hausse en août, l’indice ISM la mesurant étant monté à 56,3% contre 55,5% le mois précédent, selon des chiffres publiés par l’association professionnelle.

Agence France-Presse
Paris

L’activité manufacturière a rebondi aux États-Unis comme en Chine en août, tandis qu’elle ralentissait dans la zone euro sur la même période, même si des écarts importants persistaient entre les pays, selon les indices publiés mercredi.

L’activité dans le secteur manufacturier américain a accéléré sa hausse en août, l’indice ISM la mesurant étant monté à 56,3% contre 55,5% le mois précédent, selon des chiffres publiés par l’association professionnelle. Les analystes prévoyaient à l’inverse une baisse, à 52,9%.

C’est le treizième mois consécutif que cet indice se situe au-dessus de 50%, qui marque la limite entre contraction et expansion de l’activité, a relevé l’ISM.

«L’activité manufacturière a continué à croître à un taux très positif en août», a ajouté cette organisation de directeurs d’achat.

La composante de la production a progressé à 59,9% (contre 57,0% le mois précédent) et celle de l’emploi à 60,4% (contre 58,6%). En revanche, celle des nouvelles commandes a reculé à 53,1% (contre 53,5%).

Cette annonce a réjoui les marchés: la Bourse de New York qui avait déjà ouvert en nette hausse, accélérait après l’indice ISM, le Dow Jones gagnant 2,21% et le Nasdaq 2,45%.

En Chine, l’activité manufacturière est passée en août à 51,9 points contre 49,4 points en juillet, soit un plus haut depuis trois mois, selon l’indice des directeurs d’achat publié par la banque HSBC.

La baisse de juillet était la première en 16 mois. L’indicateur était alors tombé à 49,4 points contre 50,4 points en juin, passant pour la première fois sous le seuil de 50 points qui marque une croissance nulle.

«Le temps n’est pas encore venu d’ouvrir le champagne», a tempéré Brian Jackson, spécialiste des marchés émergents à la Banque Royale du Canada (RBC): «Nous nous attendons à ce que la Chine connaisse un ralentissement relativement modéré au cours du second semestre 2010, mais une demande plus faible en provenance des États-Unis et de l’Europe représente toujours un risque significatif durant les prochains mois».

En effet, dans la zone euro, la croissance de l’activité dans l’industrie manufacturière a ralenti en août, selon une estimation de l’indice des directeurs d’achats (PMI), baissant à 55,1 points en août, après 56,7 points en juillet. Des écarts importants persistent cependant entre les pays.

Même si le chiffre représente son plus bas niveau depuis six mois, c’est légèrement mieux que les premières prévisions qui donnaient un indice à 55 points.

«Le ralentissement attendu de l’industrie manufacturière de la zone euro par rapport aux forts taux de croissance enregistrés en début d’année a commencé», même si «le secteur reste à même d’apporter une importante contribution au PIB du troisième trimestre» a commenté Rob Dobson, économiste chez la société Markit qui réalise l’indice.

Par ailleurs, «la reprise reste inégale entre les différents pays de la zone euro», a-t-il ajouté.

En effet, la France et l’Allemagne continuent à afficher des performances bien supérieures à celles de leurs voisins européens, tandis que le «peloton de queue», incluant l’Espagne et l’Italie, n’enregistre qu’un rythme de croissance très modéré et que la Grèce «reste aux prises avec une récession tenace», souligne Markit.

L’INDE, FUTURE USINE DU MONDE – La Presse Affaires

* 23 août 2010
* La Presse Affaires
* RICHARD DUPAUL

L’INDE, FUTURE USINE DUMONDE
LA PLANÈTE ÉCONOMIQUE

Quelque 80 millions de jeunes gonfleront les rangs de la population en âge de travailler en Inde à mesure que les campagnes se vident et que le pays s’industrialise. Un peu plus de la moitié se joindra au secteur des services, selon l’Organisation internationale du travail.

Forte d’une main-d’oeuvre jeune qui dépassera celle, vieillissante, de la Chine d’ici 10 à 15 ans, l’Inde peut aspirer à devenir la prochaine usine de la planète.

PHOTO SAM PANTHAKY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

L’Inde compte beaucoup de travailleurs compétents, surtout dans l’industrie des services informatiques où elle est à la pointe mondiale. La main-d’oeuvre indienne est aussi abondante, anglophone souvent, bon marché et – surtout – elle est jeune.

Les japonais Honda et Nissan, les français Michelin et Renault, l’italien Piaggio… Rarement une semaine s’écoule, depuis quelque temps, sans qu’un constructeur/fournisseur de l’industrie automobile ne s’installe en Inde ou n’annonce la construction d’une nouvelle usine.

Ils y vont pour profiter de l’armée grandissante d’automobilistes dans ce pays de 1,1 milliard d’habitants. Certes. Mais les géants de l’auto sont aussi attirés par d’autres choses que le marché domestique indien.

D’abord, la troisième économie asiatique a beaucoup de travailleurs compétents, c’est bien connu, surtout dans l’industrie des services informatiques où elle est à la pointe mondiale. Or, la main-d’oeuvre indienne est aussi abondante, anglophone souvent, bon marché et – surtout – elle est jeune.

La jeunesse, c’est de l’or pour les fabricants occidentaux, qui voient la force ouvrière vieillir dans leur pays d’origine.

Trois du dix

Au plan démographique, peu de pays peuvent rivaliser avec l’Inde. C’est nulle autre que l’Organisation internationale du travail (OIT) qui le dit, dans une récente étude.

D’ici 2020, environ 30% des arrivants sur le marché mondial du travail seront indiens, prédit l’OIT. Trois nouveaux travailleurs sur dix, à l’échelle de la planète!

Quelque 80 millions de jeunes gonfleront ainsi les rangs de la population en âge de travailler en Inde à mesure que les campagnes se vident et que le pays s’industrialise. Un peu plus de la moitié (45 millions) se joindra au secteur des services, selon l’OIT. Les autres frapperont à la porte des usines dans l’espoir de dénicher un boulot.

La firme Goldman Sachs voit la même chose dans sa boule de cristal, ajoutant que les prévisions de l’OIT sont peutêtre conservatrices si l’on tient compte de l’arrivée des femmes sur le marché du travail.

Car à 33% actuellement, le taux d’activité féminin en Inde reste l’un des plus faibles d’Asie. Tandis que l’économie locale repose aujourd’hui sur une main-d’oeuvre essentiellement masculine, tout indique que les choses sont en train de changer, dit Goldman Sachs dans une étude.

Le taux d’alphabétisation des femmes, par exemple, progresse rapidement en Inde, étant passé de 38% à 52% de 2000 à 2007. De plus, une nouvelle loi, garantissant le droit à l’éducation pour tous, est entrée en vigueur le 1er avril. Elle devrait donc favoriser les filles.

La Chine vieillit

Pendant ce temps, le grand rival de l’Inde vieillit. Rapidement.

Aujourd’hui, 176 millions de Chinois – ou près de 13% de la population – ont plus de 60 ans, selon des chercheurs américains et européens.

Or, en 2020, la Chine comptera 248 millions d’habitants de plus de 60 ans, conséquence de la politique de l’enfant unique implantée en 1979. Les «têtes grises» représenteront alors 17% de la population, et en 2050 environ 24% – ou près d’un Chinois sur quatre, estime le Center for Strategic and International Studies, à Washington.

En comparaison, moins de 6% de la population en Inde a plus 60 ans. Sur le plan démographique, les Indiens ont donc un avantage énorme sur les Chinois.

Pour le moment, la Chine est sans contredit la locomotive de l’économie mondiale. Mais la machine chinoise prend de l’âge et risque de ralentir avec le temps.

Si bien que, d’ici 2015, l’Inde afficherait la plus forte croissance économique parmi tous les grands pays, surpassant même à ce chapitre la comète chinoise, prédit la firme Morgan Stanley. D’ici deux ans, l’économie indienne pourrait même croître au même rythme que celle de la Chine, avance l’économiste Chetan Ahya, dans une entrevue avec Bloomberg.

Investissements en R&D et en infrastructures, consommation croissante et une maind’oeuvre jeune et compétente seront les moteurs de la croissance indienne dans l’avenir, soutiennent les experts de Morgan Stanley.

Le monde des affaires semble d’ailleurs y croire: selon les derniers chiffres disponibles, les investissements étrangers en Inde ont doublé depuis un an. Et ils devraient surpasser cette année le record (17 milliards US) atteint avant la crise financière, d’après des analystes.

«India means business», disait récemment un analyste à Wall Street. L’industrie automobile est certainement d’accord avec cela.

S’abonner au bulletin de la CCI

ChargementChargement


Activités: Ateliers/Conférences/Bulletins

La CCI en collaboration avec différents partenaires vous proposera diverses activités de formation et de réseautage liées aux problématiques de l’entrepreneurship et au monde industriel.


CITIG

Le Centre d’innovation et de Technologies Industrielles de Granby (CITIG) est un incubateur industriel pour entreprises en amorçage. L’amélioration de la compétitivité globale de Granby et la région est au centre de son action.Le projet est issu d’une volonté du milieu de développer activement son économie.