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Marketing et médias sociaux vont de pair pour American Biltrite – Invest-Québec express, juillet 2011

Invest-Québec express, juillet 2011

Marketing et médias sociaux vont de pair pour American Biltrite

Il y a deux ans, les dirigeants d’American Biltrite ont décidé d’intégrer les médias sociaux à la stratégie marketing de leur filiale. « Nous avons d’abord procédé à une analyse, explique Charles Lamoureux, le directeur du marketing. Nous avons constaté que 60 % de la clientèle qui s’intéressait à nos produits de caoutchouc était peu encline à utiliser les médias sociaux, mais que les acheteurs de nos revêtements de sol étaient très branchés, notamment les architectes et les designers, qui utilisent beaucoup Internet pour suivre les tendances. Nous avons donc choisi de concentrer nos efforts dans ce secteur. »

Étonnamment, l’entreprise a aussi découvert que ses concurrents se servaient surtout d’outils de marketing traditionnels et qu’ils étaient encore très peu présents dans les médias sociaux. American Biltrite y voyait une belle occasion de faire figure de précurseur et de se démarquer.

Apprivoiser de nouveaux outils

Être actif dans les médias sociaux exige temps et ressources. « Nous avons choisi de commencer modestement, afin d’être en mesure de maintenir le rythme, plutôt que de voir trop grand et de ne pas suffire à la tâche, précise M. Lamoureux. Le blogue, lancé il y a un peu plus d’un an, est alimenté une fois par semaine par un article auquel nos abonnés sont invités à réagir. Nous l’utilisons, par exemple, pour donner un avant-goût d’un produit qui sera dévoilé prochainement. »

Depuis quelques mois, American Biltrite fait aussi une utilisation plus structurée de LinkedIn. Pour l’instant, l’entreprise s’en sert surtout pour observer ce qui se passe dans le milieu, déceler les tendances et suivre ce qu’on dit d’elle ou de ses concurrents. « J’exprime parfois une opinion, mais avec parcimonie, précise M. Lamoureux. Il faut être prudent, sans perdre de vue qu’il s’agit avant tout d’un lieu d’échanges et non d’un outil de vente. Si les lecteurs sentent qu’un commentaire est biaisé, l’auteur perdra vite sa crédibilité. »

American Biltrite a aussi eu recours à YouTube pour diffuser une vidéo présentant l’un de ses nouveaux produits, ce qui a suscité un grand intérêt. « Notre cycle d’achat, qui dure habituellement de 12 à 18 mois, a été réduit de moitié. Les clients qui ont vu le produit sur YouTube l’ont adopté plus rapidement. »

De nombreux avantages

L’arrivée du blogue a triplé l’achalandage sur le site web d’American Biltrite. L’entreprise a d’abord lancé une invitation à ses distributeurs, puis aux architectes et aux designers de son réseau de contacts. Au départ, 30 personnes étaient abonnées au blogue. Elles sont maintenant 400 à le lire chaque semaine. « Les demandes d’échantillons ont doublé, affirme M. Lamoureux. Il s’agit d’une marque concrète d’intérêt qui nous permet d’assurer un suivi et de générer des ventes. »

De plus, LinkedIn et le blogue assurent un lien régulier avec les clients. American Biltrite recueille ainsi des données précieuses. L’entreprise connaît mieux les besoins de ses clients, comprend mieux pourquoi ses produits les intéressent et ce qu’elle doit leur offrir. « L’utilisation des médias sociaux a beaucoup influé sur notre stratégie de marketing au cours de la dernière année, conclut M. Lamoureux. Notre matériel promotionnel a changé, de même que notre façon de nous faire voir dans les foires commerciales et de positionner nos produits. Cela donne d’excellents résultats. »

American Biltrite est une filiale de la société américaine American Biltrite Inc., dont le siège social est situé près de Boston. Installée à Sherbrooke depuis 1913, elle fabrique et distribue des revêtements de sol commerciaux et du caoutchouc spécialisé. Son usine de 35 300 mètres carrés est dotée d’équipement ultra-perfectionné, d’installations permettant d’effectuer des tests environnementaux et de services de R-D. Ses produits sont principalement vendus en Amérique du Nord.

Le commerce en ligne progresse moins vite au Québec qu’ailleurs au Canada…

* 28 septembre 2010
* La Presse Affaires
* RUDY LE COURS

Le commerce en ligne progresse moins vite au Québec qu’ailleurs au Canada

Les Québécois sont toujours les Canadiens les plus réticents à acheter en ligne. Et seuls les Prince-Édouardiens font moins de lèche-vitrine qu’eux sur la Toile.

Le commerce électronique est en constante progression dans toutes les provinces, constate néanmoins Statistique Canada. En 2009, la valeur des achats de biens et services en ligne s’est élevée à 15,1 milliards de dollars, alors qu’elle était de 12,8 milliards deux ans auparavant.

De ces 15 milliards, environ 6 représentent des commandes passées à des entreprises à l’étranger.

La valeur des commandes réalisées par des Québécois s’élevait à près de 2,6 milliards, dont près de 1 milliard auprès d’entreprises situées à l’étranger.

Si le nombre de transactions en ligne augmente, leur valeur moyenne a diminué, passant de 183$ à 158$, de 2007 à 2009.

Ce que les Canadiens achètent surtout en ligne, ce sont des services de voyage (billets d’avion, réservations d’hôtel, location de voitures, etc.) et les produits de divertissement, comme des billets de spectacle ou de la musique à télécharger. Ce type d’achats ne comporte pas de frais de livraison ou de douane, souvent très élevés.

Malgré tout, les Canadiens sont aussi friands de livres et de revues dans leurs achats en ligne. Les vêtements et les bijoux ont aussi la cote, bien que dans une moindre mesure.

En fait, 39% des Canadiens de 15 ans et plus ont acheté en ligne en 2009, mais seulement 34% des Québécois. Les plus friands de ce type d’achat étaient les BritannoColombiens qui ont supplanté les Albertains.

C’est dans la cohorte des 1634 ans que le commerce électronique est le plus populaire, puisqu’une personne sur deux parmi elle a acheté de cette façon l’an dernier. Les 16-34 ans sont aussi les champions du lèche-vitrine en ligne. Pas moins de 57% d’entre eux ont recours à ce type de repérage ou de passe-temps.

L’enquête de l’agence fédérale révèle aussi que plus des deux tiers de ceux qui font du lèche-vitrine concrétisent leurs achats directement en magasin.

Internet est devenu un complément au commerce de détail traditionnel dans certaines catégories de produits comme les appareils électroniques, les électroménagers, les vêtements ou les bijoux.

Bref, c’est une façon rapide de s’assurer du meilleur prix.

Près d’un Canadien sur deux éprouve toujours de vices inquiétudes à utiliser sa carte de crédit en ligne. Voilà qui explique peut-être pourquoi le nombre de transactions annuelles auprès d’entreprises à l’étranger a légèrement diminué, de 2007 à 2009, à l’échelle canadienne et au Québec en particulier.

L’enquête a permis néanmoins d’observer que ces craintes diminuent avec l’usage. Elles étaient très dissipées pour les personnes commerçant en ligne depuis plus de cinq ans.

L’enquête révèle enfin que quatre Canadiens sur cinq âgés de 15 ans et plus utilisaient internet, l’an dernier, comparativement à 73% deux ans auparavant.

Le Québec est encore ici sous la moyenne canadienne avec 77% et 69% respectivement, ce qui le place dans le peloton de queue avec la Nouvelle-Écosse et l’Île-duPrince-Édouard. La ColombieBritannique venait au premier rang l’an dernier avec un taux d’utilisation de 85,4%.

Le marketing à l’ère Twitter

Grâce à Twitter, l'ancienne députée adéquiste Catherine  Morissette... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

Marie-Josée Nantel
Le Soleil

(Québec) Après sa défaite dans la circonscription de Charlesbourg, la députée adéquiste Catherine Morissette est retournée à ses premières amours, le droit. En octobre dernier, elle s’est inscrite sur le site de microblogage Twitter, sous les conseils du plus influent utilisateur de Québec, Nicolas Roberge. Depuis, près de 1000 personnes se sont abonnées à ses tweets, un réseau social virtuel qui a lui permis de développer 40% de sa clientèle.

«C’est du bouche-à-oreille d’une rapidité incroyable, surtout pour une jeune avocate comme moi. Quelqu’un qui connaît quelqu’un me recommande quasi instantanément», a-t-elle expliqué au Soleil.

Depuis sa création en 2006, Twitter ne cesse de gagner des adeptes auprès des vedettes et du grand public. En 140 caractères, il leur permet d’exprimer leurs opinions et de diffuser des contenus qui les intéressent, des tweets. Utilisé d’abord à des fins personnelles, ce site de microblogage se révèle toutefois de plus en plus comme un outil de marketing puissant pour développer sa clientèle d’affaires.

Par exemple, les contenus que diffuse Mme Morissette, surtout des informations juridiques, indiquent à ses futurs clients son champ d’expertise, soit le droit des affaires, corporatif et civil. «Ça devient presque un CV», illustre-t-elle.

D’ailleurs, elle croit tellement à l’efficacité et à la pérennité de l’outil qu’elle a inscrit son adresse Twitter sur sa carte professionnelle, tout comme Patrick Goulet. Rédacteur pour le Web, l’imprimé et la radio, ce travailleur autonome de Québec utilise Twitter professionnellement depuis plus d’un an. Jusqu’ici, il n’a obtenu qu’un contrat grâce à ce réseau, mais il considère son utilisation comme un investissement à moyen et long terme. Twitter lui permet de joindre beaucoup plus facilement ses futurs employeurs.

«Pour l’instant, je ne fais pas mon chiffre d’affaires avec Twitter, mais je suis très optimiste. Ça me donne une très bonne visibilité auprès des agences de création qui ont un compte Twitter. Je les suis, puis elles me suivent à leur tour. C’est souvent le seul moyen de les joindre. Autrement, je tombe dans des boîtes vocales», mentionne-t-il.

Nicolas Roberge, lui, a toutes les raisons de croire au potentiel d’affaires de Twitter. Plus de 3000 abonnés suivent ses tweets. Président d’Ovologic, une entreprise de services-conseils d’infonuagique, il évalue que plus de 50% de sa clientèle vient de Twitter. Selon lui, cet outil est idéal pour cibler la bonne clientèle.

«Par des moyens traditionnels, je perdrais beaucoup de temps parce que j’offre des services très nichés. Mes clients sont là, sur le Web et sur Twitter, un réseau public et accessible par cellulaire, iPhone, BlackBerry, etc.», apprécie-t-il.

Utile aussi aux restos et aux hôtels

Idéal pour les travailleurs autonomes en communication, Twitter profite aussi beaucoup aux PME en tout genre, selon M. Roberge. «Pour attirer des nouveaux clients, certains hôtels offrent des nuitées à prix réduits quand ils voient des touristes poser des questions sur la prochaine ville qu’ils vont visiter», a-t-il observé. Les restaurants aussi emploieraient la même technique.

Les organismes culturels, com-me le Musée de la civilisation de Québec, bénéficient aussi de l’efficacité de cette vitrine, sur Twitter depuis l’automne dernier.

«C’est une bonne façon de tenir les gens au courant de nos activités, mais ça nous permet aussi de connaître nos faux pas et nos bons coups instantanément grâce aux commentaires des visiteurs. On peut se réajuster très rapidement», vante Marie-Claude Mailhiot, l’édimestre responsable du compte Twitter du Musée. «Ça devient un livre de commentaires virtuels très efficace pour nous et ça nous permet d’interagir directement avec nos abonnés», ajoute-t-elle.

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